La France utilise neuf grandes familles de radars : fixes, discriminants, tourelles, urbains, tronçons, feu rouge, passage à niveau, autonomes et voitures-radars. Fin 2025, l’ONISR recensait 2 708 radars fixes de vitesse, 474 radars autonomes et 703 radars de franchissement. Voici ce que fait chaque appareil, simplement expliqué.

Les principaux types de radars en France
Type de radarCe qu’il contrôleComment il fonctionne
Radar fixeLa vitesseIl calcule la vitesse au passage, par l’avant ou par l’arrière
Radar discriminantLa vitesse par catégorie de véhiculeIl distingue notamment poids lourds et véhicules légers
Radar tourelleLa vitesse, parfois les feuxPlacé en hauteur, il contrôle les deux sens
Radar urbainLa vitesse et les feuxIl est plus petit et se fixe au mobilier urbain
Radar tronçonLa vitesse moyenneIl compare les heures de passage à l’entrée et à la sortie
Radar feu rougeLe franchissement d’un feuIl prend deux photos à la ligne d’effet des feux
Radar de passage à niveauLe franchissement d’un passage à niveauIl réagit au signal rouge clignotant
Radar autonomeLa vitesseDéplaçable et sur batteries, il sert surtout sur les chantiers
Voiture-radarLa vitesseBanalisée, elle contrôle en roulant, sans flash visible
Source : Sécurité routière, pages sur les différents types de radars, vérifiées le 1er novembre 2026.

Combien y a-t-il de radars en France ?

Au 31 décembre 2025, la France comptait 2 708 radars fixes de vitesse, 474 radars autonomes de chantier et 703 radars de feux rouges et de passages à niveau. Ces chiffres viennent du bilan 2025 de l’ONISR, publié en septembre 2026.

La même source ajoute 90 voitures-radars et 100 radars embarqués « débarquables » utilisés par les forces de l’ordre. Parmi les radars fixes de vitesse, 14 % sont sur autoroute, 80 % sur routes nationales ou départementales et 6 % sur voies communales.

La carte publique de la Sécurité routière donne un autre découpage. Le 1er novembre 2026, elle affichait :

  • 2 000 radars fixes ;
  • 536 radars discriminants ;
  • 513 radars feu rouge ;
  • 69 radars de passage à niveau ;
  • 68 radars de vitesse moyenne ;
  • 20 radars urbains ;
  • 458 itinéraires.

Ces deux décomptes ne se recoupent pas exactement, car ils n’ont ni la même date ni les mêmes catégories.

Depuis quand les radars automatiques existent-ils ?

Les radars automatiques existent en France depuis 2003, et de nouveaux types se sont ajoutés presque chaque année depuis :

  • 2003 : premier radar automatique fixe de vitesse.
  • 2009 : premiers radars feu rouge.
  • 2011 : premier radar discriminant.
  • 2012 : premiers radars de passage à niveau et de vitesse moyenne.
  • 2013 : première voiture-radar.
  • 2014 : premier radar double face.
  • 2015 : premier radar autonome.
  • 2019 : premier radar tourelle.
  • 2024 : premier radar urbain.

Comment fonctionne un radar fixe ?

Un radar fixe calcule instantanément la vitesse d’un véhicule au moment où il passe devant lui. Installé au bord de la route, il contrôle par l’avant ou par l’arrière, dans un sens ou dans les deux. C’est le plus ancien des radars automatiques : le premier a été inauguré le 27 octobre 2003 à La Ville-du-Bois, dans l’Essonne, sur la RN 20.

Qu’est-ce qu’un radar discriminant ?

Un radar discriminant reconnaît la catégorie du véhicule pour contrôler la limite qui s’y applique. Il distingue notamment les poids lourds, les véhicules légers et les deux-roues motorisés. Il contrôle de face et de dos, avec trois modules : un pour la vitesse, un pour la catégorie du véhicule et un pour la voie. Il identifie ainsi le bon véhicule quand plusieurs apparaissent sur le cliché.

Qu’est-ce qu’un radar tourelle ?

Un radar tourelle est placé en hauteur et contrôle la vitesse dans les deux sens de circulation. Il peut aussi détecter le franchissement d’un feu rouge ou d’un passage à niveau. Le premier a été installé à Mimizan, dans les Landes, en 2019.

Qu’est-ce qu’un radar urbain ?

Un radar urbain a les mêmes fonctions qu’un radar tourelle, dans un format plus petit qui peut être fixé au mobilier urbain. Le premier a été mis en service à Belfort le 19 janvier 2024, et la Sécurité routière annonçait en 2025 le déploiement de plusieurs centaines d’appareils dans les années à venir. Leur emplacement est décidé localement entre l’État et les collectivités, selon l’accidentalité et la présence d’usagers vulnérables.

D’autres appareils doivent suivre : les collectivités pourront installer des radars automatiques sur les routes qu’elles gèrent, après avis favorable du préfet.

Comment fonctionne un radar tronçon ?

Un radar tronçon calcule votre vitesse moyenne sur une portion de route, et non votre vitesse à un point donné. À l’entrée, une caméra associée à un lecteur de plaque relève la plaque de chaque véhicule et son heure de passage. À la sortie, une unité de traitement calcule la vitesse moyenne sur la section.

Le premier a été installé le 20 juin 2012 sur la RN 57, à Beure, près de Besançon. Vous trouverez tous les détails dans notre article Radar tronçon : comment ça marche ?

Comment fonctionne un radar feu rouge ou passage à niveau ?

Un radar de franchissement photographie le véhicule qui passe alors que le feu impose l’arrêt. Il ne mesure pas la vitesse : il contrôle le respect d’un signal, là où un seul geste peut suffire à provoquer un accident grave.

Comment marche un radar feu rouge ?

Le radar se déclenche quand un véhicule franchit la ligne d’effet des feux, en pointillés sur la chaussée, alors que le feu est rouge. Il prend deux photos : la première au franchissement de la ligne, la seconde si le véhicule poursuit sa route au-delà du feu.

Le code de la route impose l’arrêt avant cette ligne, et un feu orange impose déjà de s’arrêter si vous pouvez le faire en sécurité. Ces radars sont installés en milieu urbain dense, près des écoles, des maisons de retraite, des centres-villes et des grands carrefours. Ils protègent d’abord les piétons et les cyclistes.

Comment marche un radar de passage à niveau ?

Le principe est le même, mais il réagit au signal rouge clignotant du passage à niveau. Le véhicule qui s’engage après le délai de sécurité est photographié une première fois au franchissement de la ligne, puis une seconde fois sur le passage, sur sa voie ou en contournant les barrières. Là encore, la règle est simple : quand le signal clignote, vous vous arrêtez.

Qu’est-ce qu’un radar autonome ou radar de chantier ?

Un radar autonome est un radar déplaçable, alimenté par batteries, qui ne reste pas durablement au même endroit. Il sert d’abord à sécuriser les chantiers de voirie, pour que les équipes travaillent dans de meilleures conditions.

Il peut aussi être placé sur un itinéraire à protéger, c’est-à-dire une portion où les contrôles sont renforcés et où l’appareil change de position. La Sécurité routière l’utilise également dans des zones temporaires de danger, par exemple autour d’un concert ou d’une manifestation sportive.

Comment fonctionne une voiture-radar ?

Une voiture-radar est un véhicule banalisé qui contrôle la vitesse des autres véhicules en roulant, sans flash visible. Le flash est infrarouge, et ces voitures ne sont pas annoncées par un panneau.

Elles sont conduites par des policiers, des gendarmes ou des sociétés privées habilitées par l’État. Fin 2025, sur 90 voitures, 15 étaient conduites par les forces de l’ordre et 75 par des opérateurs, sur des itinéraires prédéfinis dans 86 départements. Elles circulent sur tous les types de routes, surtout là où des vitesses excessives sont à l’origine d’accidents.

Qu’est-ce qu’un radar pédagogique ?

Un radar pédagogique affiche votre vitesse sans constater d’infraction. Le chiffre apparaît en vert sous la limite et en rouge au-dessus, parfois avec un message comme « RALENTIR » ou « DANGER ». La Sécurité routière n’en déploie plus : seuls les gestionnaires de voirie peuvent décider d’en installer de nouveaux.

Où sont installés les radars et sont-ils signalés ?

Les radars automatiques sont installés surtout là où les accidents corporels sont plus nombreux que la moyenne et où le trafic et les excès de vitesse sont importants. Ces sites sont choisis par les services préfectoraux.

  • Radars fixes de vitesse : ils sont annoncés par un panneau depuis une décision du ministre de l’Intérieur du 15 février 2013.
  • Radars de franchissement : ils ne sont pas annoncés, car le feu et le passage à niveau sont déjà une signalisation.
  • Voitures-radars : elles ne sont pas annoncées.

Que se passe-t-il quand un radar se déclenche ?

Quand un radar se déclenche, il prend un cliché qui part, chiffré, vers le Centre national de traitement. Le processus suit ensuite plusieurs étapes :

  1. La photo est déchiffrée et la plaque est lue.
  2. Un officier de police judiciaire vérifie chaque infraction, puis la confirme ou l’infirme.
  3. Le propriétaire ou le locataire du véhicule est identifié.
  4. Un avis de contravention lui est envoyé par courrier.

Les radars ne sont homologués que pour la vitesse, les feux rouges et les passages à niveau. La Sécurité routière précise qu’ils ne contrôlent pas le téléphone au volant, la ceinture ou les distances de sécurité.

Que retenir pour votre prochaine route ?

Retenez surtout l’objectif : chaque radar vise un point où la vitesse ou un feu grillé met des vies en jeu. Une sortie d’école, un carrefour, un chantier ou un passage à niveau demandent tous la même chose : de l’attention et une allure adaptée, avec ou sans appareil au bord de la route. Pour connaître la limite de chaque type de route, gardez sous la main notre tableau des limitations de vitesse.

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